L'impact de la ménopause sur l'intestin
Pourquoi maintenir son intestin en sante
Par la diversité des souches bactériennes que notre intestin héberge, il joue un rôle précieux sur la régulation émotionnelle, hormonale et digestive, la santé vaginale et urinaire. Parmi ces souches se trouvent des bactéries particulières.
L’Estrobolome
Au sein de notre microbiote, certaines bactéries ont un rôle régulateur sur nos hormones. Il s’agit de l’Estrobolome qui produit des enzymes recyclant les oesotrogènes.
Si cet estrobolome est déficient, le recyclage des oestrogènes est défaillant et leur niveau s’abaisse. Les troubles de la ménopause sont accentués.
Au contraire, si cet estrobolome est trop présent, le niveau d’oestrogènes est trop élevé par rapport à celui de la progestérone, créant une hyperoestrogénie (syndrome prémenstruel, facteur participant à l’endométriose).
Lorsque l’estrobolome est équilibré, il aide à maintenir un certain taux d’oestrogènes circulants ainsi qu’au niveau du vagin.
L’impact de la ménopause sur notre intestin
La ménopause se caractérise par une chute du taux d’oestrogènes qui ont des propriétés anti-inflammatoires.
S’installe alors un terrain inflammatoire à bas bruit favorisant:
– une baisse des défenses immunitaires
– une dysbiose avec une perméabilité intestinale
– une variation de la composition de l’estrobolome
– des ballonnements, constipation et autre inconfort intestinal
– une migration possible des espèces Enterococcus et Escherichia coli vers la zone périnéale et le vagin
– une baisse des lactobacillus vaginaux
– une augmentation du risque d’infection urinaire, de vaginose
– une sécheresse vaginale et des rapports sexuels douloureux
40 à 60 % des femmes ménopausées sont concernées.
Comment préserver la santé de son intestin à la ménopause
Afin de réduire ces inconforts, les objectifs sont de maintenir un estrobolome équilibré et de préserver la santé de l’intestin.
Etant donné que la chute des oestrogènes conduit à une perte de diversité bactérienne et à une inflammation, il s’agira de contrebalancer cet état par 3 actions:
- Maintenir une diversité bactérienne
- Au menu: 30 – 30 – 3
– 30 g de fibres par jour
– 30 g de protéines à la 1ère prise alimentaire
– 3 cs d’aliments lacto-fermentés
Auquel il peut être ajouté des complémentations:
– des oméga-3 EPA – DHA (Physiosens clic> – code praticien 1234 – par cure de 3 mois)
– des antioxydants: poudre d’açaï, petits fruits rouges, thé matcha et Rooïbos, cacao cru
– des probiotiques pour augmenter la diversité du microbiote intestinal
– des probiotiques pour le vagin à base de Lactobascillus crispatus, Gasseri, Reuteri - Au menu: 30 – 30 – 3
- Bouger activement
Avec la méthode 4 – 3 – 2 – 1
Maintenir une activité physique quotidienne est un facteur de baisse de l’inflammation.
Il ne s’agit pas de réaliser des sessions épuisantes qui auraient l’effet inverse mais d’aller chercher progressivement un niveau supérieur.Soit en une semaine, pratiquez:
– 4 séances d’activité plaisir comme la marche, le vélo, la danse, les étirements…
– 3 séances de musculation en résistance avec l’ajout de poids comme l’effort devient facile – durée 25 à 45 min
– 2 séances dans la chaleur: yoga au chaud, sauna, marche ou course en pieds en chaleur durant 15 – 20 min
– 1 séance de sprint - Dormir
Ici aussi, la carence en sommeil et/ou un sommeil non récupérateur, sont des conditions favorables à l’inflammation.
Pour favoriser le sommeil:
– insérez des séances de quelques minutes de respiration, relaxation, marche et toute activité pour vous aide à débrancher votre système nerveux de l’action, du stress, de la tension
– dîner tôt, idéalement à 19h ou au moins 3 h avant le coucher
– maintenez un rythme régulier entre semaine et we avec des prises de repas et un coucher à heures assez fixes
– dînez léger
– mettez en place un / des rituels en fin de journée et soirée qui vous relaxent
– éloignez-vous des écrans et de la lumière bleue
– tisane ou hydrolat de mélisse, tilleul vous accompagnera pour un sommeil récupérateur
– dans un 1er temps, la mélatonine prise en début de soirée en cas de difficultés d’endormissement ou au coucher si réveils en cours de nuit, vous aidera à retrouver votre rythme de sommeil
– lire cet article sur les troubles du sommeil lors de la ménopause clic>

